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Jean-Bertrand Aristide

Né le 15 juillet 1953

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Jean-Bertrand Aristide
né le 15 juillet 1953

  Biographie de M. Jean-Bertrand Aristide

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Jean-Bertrand Aristide est né le 15 juillet 1953, a fait des études de séminariste. Prêtre salésien, il est relevé de ses vœux par dispense du Vatican, il se marie en 1996 avec Mildred Trouillot, une avocate américaine d'origine haïtienne. Ils ont deux filles.

Jean-Bertrand Aristide a été élu Président de la république d'Haïti en 1990. Un coup d'état perpétré par le général Raoul Cédras l'a contraint à l'exil en septembre 1991. Il est retourné au pays en octobre 1994 pour achever son mandat de 1994 à 1996. Cinq ans plus tard, il est de nouveau élu à la présidence en novembre 200. Son investiture a lieu en févrie 2001 et victime d'un mouvement de protestation local appuyé par les gouvernements de France, du Canada et des Etats Unis, il a abandonné le pouvoir le 29 février 2004.

Actuellement (Juin 2008), il réside en Afrique du Sud et poursuit une carrière de professeur d'université.

Dès 1985 il s'est fait la réputation d'un prêtre engagé partisan de la théologie de la libération et adversaire résolu du président Jean-Claude Duvalier renversé en février 1986. A ce moment, le père Aristide était le curé de la paroisse de St Jean Bosco, située dans le pèrimétre de Cité Soleil. le plus grand bidonville de la Capitale.Son audience était immense au sein de la jeunesse et des catégories pauvres de la population.

En mai 1986, des jeunes haïtiens de toutes origines sociales, partisans d'Aristide ont commencé une grève de la faim suite à une décision de sa hierarchie de le réaffecter ailleurs. La décision a été annulée.
L'engagement politique du père Aristide de plus en plus manifeste a été jugé incompatible avec avec son apostolat. Fin 1988, le Vaticana décidé de l'exclure de la Congrégation des Salésiens.

Il s'est présenté en dernière minute aux élections présidentielles de 1990. Il a bénéficié du soutien obligé du Front National pour le Changement et la Démocratie (FNCD).
Sa candidature galvanisa une partie du peuple qui jusque-là, s'était montré peu intéressé aux élections. Après une campagne de six semaines environ, Aristide est élu président d'Haïti le 16 décembre 1990. Il ne disposait d'aucune majorité au Parlement et a mis en place un gouvernement composé de personnes sans expérience politique aucune mai proches de lui. René Préval était nommé Premier Ministre.

Sa prestation de serment a lieu le 7 février 1991, un mois après que ses partisans eurent obligés l'armée à déjouer une tentative de coup d'état orchestré par Roger Lafontant, un ancien grand dignitaire du régime des Duvalier.

A remanier:

Au début de son premier mandat, le prtésident Aristide a tenté de réformer l'armée, d'assainir l'administration publique et de réduire les actes de banditisme. Mais il s'aliène aussi le Parlement par certains de ses choix. Le mécontentement de ses opposants est à l'origine du violent coup d'État du 30 septembre 1991 qui le force à s'exiler d'abord au Venezuela et ensuite aux États-Unis d’Amérique.
Pendant son exil, Jean Bertrand Aristide réussit à convaincre l'administration Clinton et les organismes internationaux intéressés aux dossiers d'Haïti à ne reconnaître que son gouvernement en exil, obligeant ainsi les acteurs du coup d'État à négocier son retour.
Pour forcer la main à ces derniers, un embargo est imposé au pays à sa demande.
Malgré la répression et malgré l'embargo qui terrasse une économie déjà moribonde, les Haïtiens soutiennent le président en exil. Le soutien des Haïtiens de l'intérieur, la pression de ceux de l'extérieur, la sympathie des congressistes noirs des États-Unis finissent par pousser les Américains à le rétablir dans ses fonctions. Le 15 octobre 1994, protégé par des soldats américains, Aristide revint en Haïti après un exil de trois ans. Le seul coup marquant de ses derniers dix-huit mois au pouvoir fut l'élimination (non constitutionnelle) des Forces armées d'Haïti et la création d'une force de police nationale.
Dans l'ombre de Préval
Les élections du 15 décembre 1995 consacrent la victoire de son poulain René Garcia Préval, son ancien premier ministre. Devenu simple citoyen le 7 février 1996, Aristide mène une vie discrète préférant garder une influence dans les coulisses. Il épouse en janvier 1996 Mildred Trouillot, une citoyenne américaine née de parents Haïtiens et l'un des avocats-conseil du gouvernement en exil, qui lui donne deux filles. Il crée la "Fondation Aristide pour la Démocratie", une sorte de centre de réflexion sur la politique et un laboratoire d'économie sociale. Sa villa à Tabarre devient un lieu de rendez-vous et de passage obligé des dignitaires visitant ou en mission en Haïti.
Pour préparer son retour au pouvoir, il fonde un parti politique dénommé "Pati Fanmi Lavalas" en 1996. Devant ces velléités, certains des grands ténors du mouvement lavalas des premières heures refusent d'emboiter le pas et se constituent en opposition. Les candidats de son parti sortent victorieux des élections du 21 mai 2000 ; élections décriées par les opposants et certaines organisations internationales comme une massive fraude en faveur des lavalassiens.
La seconde présidence et la rébellion
La Convergence Démocratique, née du refus d'accepter le résultat des élections du 21 mai, ignore les partielles de repêchage et boycotte les présidentielles du 26 novembre. Jean Bertrand Aristide est élu président pour la deuxième fois. Il prend ses fonctions le 7 février 2001 dans une atmosphère de crise politique. En effet, ce même jour, au local de la Convergence Démocratique, les membres de cette coalition assistent à la prestation de serment de Maître Gérard Gourgue à titre de président provisoire chargé, dans les deux prochaines années, d'organiser des élections.
Trois ans après sa prestation de serment, cette coalition radicalise ses prises de position. La crise a de nombreux aspects : embargo non-déclaré, violence de certains partisans d'Aristide baptisés "chimères", corruption massive de son gouvernement. Notons encore l'émergence du "groupe des 184" dirigé par l'haïtiano-américain d'origine libanaise André Apaid, le meurtre dans des circonstances obscures d'Amiot Métayer, un ancien partisan et un évadé de prison dont la tête a été réclamée par la communauté internationale, et la prise de certaines villes du Nord par les partisans du quartier populaire de Raboteau (Gonaives) d'Amiot ("Armée cannibale") constitués désormais en Front de résistance révolutionnaire aidés des anciens membres des Forces Armées.
Le groupe des 184 change les donnes politiques et arrive même à éclipser l'opposition traditionnelle regroupée au sein de la Convergence. Avec ses grands moyens financiers, ses connaissances du lobbying international et des sympathies dans certaines ambassades à Port-au-Prince, les décideurs
internationaux finissent par lui accorder une oreille attentive.
Le président Aristide, qui a suscité d'immenses espoirs en 1990, parmi les pauvres et les exclus, et qui a tant déçu par la corruption de son gouvernement, la violence de sa milice (les Chimères) et l'inefficacité de sa politique, est kidnappé et forcé de quitter Haïti au matin du 29 février 2004.
L'exil
Après un passage à la Jamaïque, et en Centrafrique le 31 mai 2004 il se réfugie avec sa famille à Johannesburg.
Une plainte est déposée, le jeudi 3 novembre 2005, par le gouvernement haïtien contre l'ancien président Jean-Bertrand Aristide et sept autres anciens ministres et hauts fonctionnaires. On l'accuse d'avoir volé à l'État des dizaines de millions de dollars au profit de sa famille et de ses proches et d'avoir participé à un trafic de drogue.
Depuis le départ d'Aristide, en février 2004, deux enquêtes officielles ont conclu que le régime de l'ancien président était coupable de détournement de fonds.
Prix et médailles
• First Chancellor's Distinguished Honor (4 octobre 1996 par l'Université de Berkeley).
• Prix UNESCO 1996 de l’Éducation aux Droits de l’Homme (8 janvier 1997 de l'UNESCO)
• Médaille d'or de la journée mondiale de l'alimentation (22 avril 2002 de la FAO)
Voir aussi
Bibliographe
• 100 vese dechoukaj : va t-en Satan. Port-au-Prince : [s.n., 1986]
• Dignité, en collaboration avec Christophe Wargny. Paris : Seuil, 1994.
• Haïti, un an après le coup d'État, avec son équipe gouvernementale. Montréal : Editions du CIDIHCA, 1992.
• Leve tab la. [Haiti : s.n., 19--.]
• Névrose vétéro-testamentaire. Montréal : Editions du CIDIHCA, 1994.
• Peace, justice & power : my return to Haiti, the United States, and the new world order. Washington, D.C. : National Press Books, 1995.
• Pouki? [Haiti? : s.n., 19--]
• Pour un nouveau départ : proposition d'un Cadre général pour le programme du Gouvernement d'ouverture et de concorde nationale. Port au Prince, Haïti : Imp. Le Natal, 1993.
• Remise en question de la mission de la croix à la Croix des Missions. Port-au-Prince : Université d'État d'Haïti, Institut de psychologie, 1979. Note : Mémoire de sortie à l'Université d'État, pour l'obtention de sa Licence en Psychologie.
• Shalom 2004. Port-au-Prince : [s.n.], 2003.
• Théologie et politique, préface de Leonardo Boff. Montréal : CIDIHCA, 1992?.
• Tout homme est un homme., en collaboration avec Christophe Wargny. Paris : Éditions du Seuil, 1992.
• La vérité ! en vérité ! : dossier de défense présenté à la Sacrée Congrégation pour les Religieux et les Instituts Séculiers. [Port-au-Prince : Imprimerie. Le Natal], 1989.


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